• Franscesca Celi

    Franscesca Celi

     

    musique/musica

     

     

    Franscesca Celi

     Franscesca Celi

    Francesca CELI

    née en Italie à Terni, en Ombrie/Umbria, vit en France depuis 33 ans,

    pigiste indépendante et spécialiste de la politique de la langue

     

     

    Franscesca Celi

    Affiches ferroviaires :

    Dix heures. C’est le départ. Le TGV passe sur les rails silencieux avant de s’enfoncer dans le décors. Nous traversons d’abord la campagne française :des haies, des bois, des fermes, des vaches…Nous poursuivons par le chemin qui descend vers la Méditerranée. Nous suivons ensuite le littoral qui descend vers la Côte d’Azur. Voici Toulon. Dix minutes d’arrêt. C'est le début de mon Midi. L’enivrement du soleil, les palmiers, la flânerie douce au bord de la Méditerranée.
    A chaque arrêt, les images se brouillent au milieu d'une vapeur imaginaire. J’imagine ces affiches qu'autrefois attiraient le regard des passagers partis en quête de lumière. Enivrés par la couleur méditerranéenne qui resplendit sur la côte varoise, ils se laissent emporter par la beauté des rochers de l'Estérel. Hyères titre l'une d'elle en gros caractères jaunes, clin d'oeil au soleil couchant qui décline derrière ces collines pittoresques servant de cadre à la côte azuréenne. La baie apparaît ainsi au centre de ce magnifique tableau dont les pins délimitent les contours. C'est le coucher. Au loin on perçoit les lignes estompées des massifs qui bleuissent petit à petit donnant lieu à une gamme d'oranges et de violets se frayant un chemin au sein de la garrigue. Billets à prix réduits : une inscription apparaît en gros caractères telle une véritable invitation au voyage.  Puis le Paris-Lyon-Méditerranée s'arrête en gare de Saint-Raphaël. On est cette fois captivés par la baie de Cannes. Les yeux du voyageur se perdent dans la perspective de la côte cannoise. On est le spectateur privilégié d'un paysage unique. Une balustrade sépare le haut du bas de l'affiche. Des agaves sur la gauche, des mimosas et des palmiers sur la droite entourent une jeune femme assise au regard perdu sur la ville. Le train repart. De loin on entrevoie Saint-Tropez, la capitale des Maures. Nous repartons moins vite. Voici Cannes. Sur les quais, l'image d'une femme joliment vêtue, entourée par une cascade de fleurs, rappelle les avantages de Cannes l'hiver. Voici Antibes. Une nouvelle affiche illustre tous les bienfaits de l' hiver à Nice. Une dame à l'ombrelle accompagnée par une enfant au cerceau sur le côté gauche de l'image surplombe les beautés de la promenade des anglais. Les petites gares se succèdent l'une après l'autre. Il n'y a plus d'arrêts jusqu'au terminus. Le train avance toujours plus lentement. Les yeux des voyageurs sont attirés par une nouvelle affiche. Cagnes-sur-Mer. On est désormais sur la promenade. Une foule envahit cette terrasse qui longe les rivages de la Méditerranée ornés par des immenses palmiers. D'une gare à l'autre, le regard se perd dans le bleu de la mer. Saint-Laurent-du-Var, c'est le carnaval. Une jeune femme en costume entourée par une foule de masques rappelle les fêtes de Nice. Nice-Ville : reine de la Côte d'azur. La ville nous apparaît dans toute sa splendeur. Tel un tableau de maître, une dernière affiche propulse le touriste à l'intérieur même du décor. La baie des anges sur la droite s'achève sur les hauteurs de la ville où une jeune et jolie niçoise en costume semble attendre le voyageur à sa descente du train les mains remplies de fleurs.

     

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    Manifesti ferroviari :

    Le dieci. L'ora della partenza. Il TGV passa silenzioso sui binari prima di irrompere nel paesaggio. Traversiamo la campagna francese : recinzioni, boschi, fattorie, mucche... Proseguiamo il percorso che scende verso il Mediterraneo. Ci siamo. Tolone. Dieci minuti di attesa. E il principio del mio Sud.
    Inebriati dal sole e dalle palme, passeggiamo lungo la costa mediterranea. Ad ogni fermata, le immagini si mescolano al vapore irreale della locomotiva. Ripenso allora ai manifesti che una volta attiravano l'attenzione dei passeggeri partiti alla ricerca della luce del sole. Invogliati dalle tonalità mediterranee dei bordi del Var, ci si lascia trasportare dalla bellezza degli scogli dell'Esterel. Hyères titola una di esse a caratteri cubitali il cui giallo ricorda il sole che tramonta dietro alle colline pittoreche che servono da decoro alla Costa Azzurra. Si scorge cosi' la baia al centro di questo magnifico riquadro i cui pini ne delimitano i cocntorni. E il tramonto. In lontananza, le forme delle montagne scompaiono poco a poco in una farandola di arancio e di viola che irrompe in mezzo alla vegetazione. Biglietti a prezzi ridotti : si legge su un'iscrizione i cui caratteri appaiono come un vero e proprio invito a viaggiare. Poi il Parigi-Lione-Marsiglia si ferma nella stazione di Saint Raphael. Qui si è sorpresi dalla vista di Cannes. Lo sguardo del viaggiatore si perde nelle prospettiva della baia. Spettatore privilegiato di un paesaggio unico. Una balaustra separa l'alto dal basso del manifesto. Le agavi sulla sinistra, le mimose e le palme sulla destra fanno da cornice ad una giovane donna seduta con lo sguardo sospeso sulla città. Il treno riparte. Da lontano si scorge Saint Tropez, la capitale dei Mori. Si riparte più lentamente. Ecco Cannes. Sul binario, l'immagine di una fanciulla elegante adornata da una cascata di fiori promuove i vantaggi di Cannes l'inverno. Ecco Antibes. Un altro manifesto evoca gli effetti benefici dell'inverno a Nizza. Una dama con un ombrellino accompagnata da un bambino che gioca con un cerchio sulla sinistra dell'immagine si tiene diritta e mira le bellezze della passeggiata degli inglesi dall'alto. Una stazioncina dopo l'altra. Non ci sono più fermate sino all'arrivo. Il treno avanza sempre più lento. Gli occhi dei viaggiatori sono attirati da un nuovo manifesto. Cagnes-sur-Mer. Siamo già sulla passeggiata. La folla invade la terrazza che si estende lungo il Mediterraneo ornata da enormi palme. Lo sguardo naufraga nell'azzurro, da una stazione all'altra. Saint-Laurent du Var, c'è il carnevale. Una ragazza mascherata in mezzo a una folla di maschere evoca le festività di Nizza. Nizza-città : regina della Costa Azzurra.
    La città appare in tutto il suo splendore. Tale un quadro d'autore, un ultimo manifesto invoglia il turista a penetrare nel paesaggio.
    Sulla destra, la baia degli angeli si protrae sino alle colline da dove une giovane nizzarda in costume regionale aspetta il viaggiatore all'uscita del treno con le mani colme di fiori.

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