• Giovanni Merloni

     

     

     

     

    GIOVANNI MERLONI

     

     

    À la mer

    « Quand explose l’été, ils se croient assez nus
    mais ils sont habillés. Leurs chemins sont frayés
    par l'ardeur de leurs pas sous les ombres des pins. »

    Tu effleurais le matin par tes feuilles légères
    caressant ton élan d’une tunique crêpée.
    En voyage, le vent s’engouffrant par la vitre
    recouvrait bien de bruits. Tu parlais de chansons.

    « Quand explose l’amour, il ressemble à l’été,
    et pourtant le soleil ne défait pas ses nœuds. »

    Descendant bien de marches on était malheureux.
    Toi, nerveuse, badine, tu chantais que des mots.

    « Qu’il est sombre l’amour s’il explose dans un corps
    surgissant à la vie ! À la vie qui s’envole
    insouciante et légère comme une chanson. »

    Nous étions à la plage. Contre un ciel ennemi
    des tordus parasols déguisaient nos corps nus.
    Des amas d’algues mortes s’engouffraient à nos pieds
    des journaux voletaient vers le fond vert de l’eau.
    Au lointain, arborant des lunettes assez drôles
    triste et belle tu glissais dans les ondes
    déjouant brusquement mes envies vagabondes.

    « Qu’il est sombre et bizarre revenir, au couchant
    aux murs brûlants de cette ville poussiéreuse
    parfumée de sagesse, tellement loin de la mer ! » (1)

    Giovanni Merloni

    (1) Une journée à la mer sur la côte Adriatique en 1975. La ville est Bologne.
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    Al mare

    «Quando esplode l’estate la gente più nuda
    è ancora vestita.» Tra gli aghi di pino,
    nell’aria bruciata, l'impetuoso destino
    vorrebbe spogliarsi della coltre dei passi.
    Tu, leggera, vestita di foglie, carezzavi il mattino
    La tua tunica crespa sfiorava i sassi.

    Era luglio. Il vento violento del finestrino
    ne copriva i rumori. «Quando esplode
    l’amore somiglia all’estate
    ma il suo nodo il sole non slega.»

    Felice e infelice è il cammino su scale in discesa.
    Tu cantavi parole, nervosa, scherzosa.
    «Come è cupo l’amore che esplode su un corpo
    che nasce alla vita. Alla vita che passa,
    veloce e sottile come una canzone.»

    Sulla spiaggia le donne
    sparivano nei loro ombrelloni
    tra un odore di alghe e conchiglie
    rovesciate dall'acqua.
    Tu lontana, con strani occhialetti,
    triste e bella, scivolavi nel sole
    eludendo il mio sguardo sperduto.

    «Come è strano, la sera, tornare
    nelle mura di una città polverosa
    odorosa di libri, lontana dal mare.» (1)

    Giovanni Merloni

    (1) Gita in una località balneare dell'Adriatico nel 1975. La Città è Bologna

     

     

     

     

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