• Rome Deguergue

     

    ROME DEGUERGUE

    Extrait issu du recueil bilingue fr./it.
    … de par la Reine… marcher dans la couleur du temps
    … su ordine della Regina… camminare nel colore del tempo
    Traduit en italien par Arianna Canciello & Giuseppe Cappiello
    Préface de Jehan Despert, SCHENA EDITORE 2013
    Grand Prix de l’Académie de Versailles & Médaille d’argent de l’Académie internationale de Lutèce.


    XVI

    Aiuole, carpini & boschetti dove sognare le grandi feste Reali: Dandin, Couperin, Rameau, Molière, Lully, Arlequin… Fuochi d’artificio reali; sfavillanti acque musicali notturne. E dai bacini di Latona, di Nettuno, lasciare andare lo sguardo alla deriva verso una frangia d’orizzonte al di là dei giardini e dei canali.

    Correre lentamente, visitare i boschetti che incantano le Grandi Acque attraverso le quali scorgere un frammento di arcobaleno, promessa di felicità caleidoscopica qualificata di eterno.

    Omaggio alle feste dove l’amore a grandi fiotti riversa il piacere del desiderio rinnovato senza sosta da perderci il cuore e la testa, anonima o celebre.

    Maria Antonietta, “l’Austriaca”, ancora giovane e frivola, presa da vani vortici; messinscene di storielle dagli amori ostacolati, fugge tra la vegetazione labirintica e i getti di acqua chiara delle fontane e reinventa in questo luogo una “nuova arte di vivere”.

    Solo più tardi perderà il suo amorevole capo, ma non qui, non ancor’.

    È dunque così difficile diventare una regina amata, nel paese dei Francesi!

     


    XVI

    Parterres, charmilles & bosquets où rêver au grand divertissement Royal : Dandin, Couperin, Rameau, Molière, Lully, Arlequin… Feux d’artifice royaux ; pétillantes eaux musicales nocturnes. Et près des bassins de Latone, de Neptune, laisser le regard dériver vers une frange d’horizon au-delà des jardins et canaux.

    Dans une course lente, visiter les bosquets qu’enchantent les Grandes Eaux, à travers lesquelles entrevoir un fragment d’arc en ciel est gage de félicité kaléidoscopique qualifiée d’éternelle.

    Hommage aux fêtes où l’amour à longs flots déverse le plaisir du désir sans cesse renouvelé d’y perdre le cœur et la tête, anonyme ou célèbre.

    Marie-Antoinette, « l’Autrichienne », encore jeune et frivole prise dans de vains tourbillons ; mises en scène d’historiettes légères aux amours contrariées, fuit parmi les frondaisons labyrinthiques, les jets d’eau claire des fontaines et réinvente en ce lieu un « nouvel art de vivre ».

    Plus tard seulement perdra son aimable cap, mais pas ici, pas encor’.

    Est-il donc si difficile de devenir une Reine bien aimée, au pays des Français !

     

     

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